MISE EN SCÈNE & CHORÉGRAPHIE / Faizal ZEGHOUDI


LUMIÈRE / Christophe PITOISET
MUSIQUE / Lucas BARBIER
COSTUMES / Faizal ZEGHOUDI


DISTRIBUTION / Ludovic ATCHY-DALAMA, Anthony BERDAL,

Sarah CAMIADE, Marie COMANDU, Santiago CONGOTE,

Aurore DELAHAYE, Simone GIANCOLA, Sandy PARSEMAIN


INSTALLATION PLASTIQUE IMMERSIVE (en amont des représentations)


SCÉNOGRAPHIE & VIDÉO / Rémi BÉNICHOU & Faizal ZEGHOUDI
RÉGISSEUR VIDÉO / Erwin CHAMARD

création bicéphale pour 8 danseurs de Faizal  Zeghoudi

« Quel corps est en jeu ? Quand cette dimension n’est pas prise en compte [...] , une zone importante d’impensé s’établit [...]. Supposer un corps neutre à partir de quoi pourrait s’établir n’importe quel motif chorégraphique va à l’encontre de tout le projet de la danse contemporaine. » - Laurence Louppe

No land demain ? est un état de fuite qui nous plonge directement dans un état de lutte. Ce sera là, dans le bouillonnement des flots d’une mer déchaînée par les vents. Le vent souffle. Il fait froid, très froid.
Froid dans le corps, froid dans le cœur. Il fait noir. Les yeux se ferment, l’âme est sombre. Dernier soupir dans le vent. À quoi pense-t-on avant de se jeter du haut des falaises ? Comment fait-on pour se jeter dans le vide sans qu’aucun instinct de survie ne retienne le corps ? Que ressent-on au contact de l’eau, du froid ? Soudain, il n’y a plus de corps. Tout est clos, englouti.
No land demain ? se réfère à la mémoire liée à l’instinct de survie. Cet instinct qui réagit lorsqu’une situation intense de peur et donc de stress se présente à nous, et plus particulièrement cette mémoire d’instinct de survie des réfugiés, des migrants, de ces femmes, de ces enfants, de ces hommes qui traversent les mers sur des bateaux de fortune au péril de leur vie. Celle qui est la conséquence d’une situation pouvant engendrer de graves dégâts corporels voire mentaux. Leurs terres sont quotidiennement attaquées, bombardées, et la première chose qui leur vient à l’esprit est l’envie de fuir.
Leurs corps, en situation de grand stress, activent de façon instinctive certains mécanismes de protection que l’on appelle l’instinct de survie, la peur.
Cette émotion que ces corps ressentent face à ce danger et cette menace.
Cette émotion qui conduit ces corps à fuir ou à affronter l’impensable.
No land demain ? est une recherche du mouvement autour de ces trois vecteurs qui conduit à décomposer la manifestation de l’instinct de survie aux travers des mécanismes suivants :
La fuite, le face à face avec le danger > processus de prévention qui consiste à se mettre en route. Il répondra à un sentiment de peur, d’oppression, qui suscitera en nous l’envie de fuir rapidement. Une fois le danger détecté, il y aura une accélération des battements du cœur et de la respiration, une vasodilatation périphérique des petits vaisseaux sanguins pour mieux irriguer les muscles.
Aussi, on observera l’augmentation du tonus musculaire des muscles jambiers pour permettre une course dans les plus bref délais ainsi qu’un regard fuyant pour discerner les issues possibles et d’éventuels obstacles qui empêcheraient la fuite.

La lutte, la fuite qui échoue > les corps ne sont pas en mesure de quitter les lieux. Les routes sont barrées, il y a impossibilité physique de fuir. Il s’agira d’une phase de colère et de révolte. Des sensations inversées où l’on passe d’état de corps de peur intense, de fuite, à un état de corps d’affrontement.

Les âmes ne sont plus là pour renseigner objectivement mais pour inciter à agir. Le regard se fixe et se focalise sur les yeux adverses pour connaître l’intention. Les battements du cœur et le souffle ralentissent par rapport à la situation de fuite, la tension se déplace des jambes vers le cou, et la mâchoire, pour mordre et encaisser les chocs. La tension se déplace également dans les bras et les mains, afin de griffer et frapper. Les corps sont dans une phase où la sécrétion d’adrénaline est à son maximum.

L’inhibition, le découragement > état qui se déclenche lorsque le rapport de force semble trop dissuasif pour fuir ou lutter. L’inhibition sert à soumettre ces corps face à un être dominant. Cet état qui oblige à abandonner une attitude agressive, défensive, pour ne pas envenimer la situation. Il bloque généralement les corps dans un état de non contrôle prolongé. Le corps se ferme et abandonne toutes sensations afin de
se protéger.
L’état d’inhibition, n’est pas, comme les autres étapes de la survie, volontaire et reste difficilement contrôlable. Les vieilles structures cérébrales dominent et dictent au corps la façon dont il juge ce qui lui semble le mieux pour survivre. Faire le mort, se faire oublier, pardonner ou se laisser abattre, font partie de l’état d’inhibition.

No land demain ? est un projet chorégraphique sur la peur, la fuite, l’instinct de survie des corps. Une danse autour de comportements, innés ou appris, destinée à réagir face à la mise en péril de la vie. Avec les danseurs, je ferai appel à cet instinct de survie motivé par la peur, qui permet de se surpasser afin de prolonger la vie.
No land demain ? veut rendre hommage à ceux qui ont quitté leur terre natale contraints par la guerre ou la misère... L’actualité quotidienne qui grouille de faits racontant l’accomplissement d’exploits heureux ou malheureux réalisés par ces femmes, ces enfants, ces hommes de Syrie et d’ailleurs en situation de survie, sera ma source d’inspiration pour une danse urgente, saccadée, exaspérée, martelée.
 

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